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Une IA au téléphone : ce que dit la loi

Par l’équipe Kalmity. Mis à jour le . 5 minutes de lecture.

Oui, une intelligence artificielle peut répondre au téléphone d’un commerce en France. La règle principale est la transparence : la personne qui appelle ne doit pas être trompée sur ce qui lui répond, et ses données doivent être traitées dans les règles. Voici ce que cela veut dire pour un salon, sans jargon.

Première règle : ne pas tromper la personne qui appelle

Le droit français et le règlement européen sur l’intelligence artificielle, dont les obligations de transparence entrent en vigueur par étapes depuis 2025, demandent la même chose : une personne qui parle à un système d’intelligence artificielle doit pouvoir le savoir. Une assistante vocale ne doit donc pas se faire passer pour un humain quand on lui pose la question.

L’assistante de Kalmity est faite ainsi : elle se présente comme l’assistante du salon, répond franchement si on lui demande si elle est une intelligence artificielle, et propose de transférer l’appel au salon.

Le RGPD : les données de vos clients

Répondre au téléphone, qu’on soit une personne ou une machine, c’est traiter des données personnelles : un nom, un numéro, un rendez-vous, parfois l’enregistrement de l’appel. Les règles habituelles s’appliquent :

  • Informer : vos clients doivent pouvoir savoir ce que deviennent leurs données. Votre politique de confidentialité le dit.
  • S’en tenir à l’usage prévu : ces données servent à gérer les rendez-vous et la relation avec vos clients, à rien d’autre.
  • Répondre aux demandes : un client peut demander à consulter ses données ou à les faire effacer.

Chez Kalmity, les données sont traitées dans le respect du RGPD et hébergées en Europe. L’assistante annonce l’enregistrement à la personne qui appelle, qui peut s’y opposer. Vous retrouvez les appels, les rendez-vous et les fiches de vos clients dans votre espace.

Et le démarchage téléphonique ?

Les règles strictes dont on entend parler sur les « robots d’appel » visent les appels sortants de démarchage, très encadrés et interdits sans consentement. Une assistante téléphonique fait l’inverse : elle répond aux appels de vos propres clients, qui vous appellent d’eux-mêmes. Ce cadre-là est simple.

Quatre points à vérifier

  1. L’assistante ne ment pas sur ce qu’elle est quand on lui pose la question.
  2. Votre politique de confidentialité mentionne l’assistante et le traitement des données.
  3. Une personne peut toujours parler au salon : l’assistante transfère l’appel.
  4. Vous pouvez consulter et supprimer les données d’un client qui le demande.

Cet article donne les repères principaux. Il ne remplace pas l’avis d’un juriste si votre situation est particulière.

À retenir

  • Faire répondre une intelligence artificielle au téléphone est permis en France, à condition de ne pas tromper la personne qui appelle.
  • Le RGPD s’applique comme pour toute donnée de client : informer, s’en tenir à l’usage prévu, répondre aux demandes.
  • Les règles sur les « robots d’appel » visent le démarchage, pas la réponse aux appels de vos clients.
  • L’assistante de Kalmity se présente comme l’assistante du salon, dit ce qu’elle est si on le lui demande, et peut toujours transférer l’appel.